Inauguration du 1er Salon du Livre de Saint-Vincent-de-Tyrosse

samedi 12 et dimanche 13 avril 2008


Arnaud Faugas, Paul et Annie Azoulay,
Pierrette et Jannic Leroy,
Mr. ? et César Cépéda



Ambiance festive au programme grâce à Paul Azoulay pour faire connaître et apprécier dans les Landes les artistes présents dans l'ouvrage «Les Esthétiquettes, Eloge Souriant de l'Art dans le Vin» tels que César Cépéda, Arnaud Faugas . Les tableaux d'étiquettes de vins ont aussi orné l'immense stand consacré aux ouvrages de Paul Azoulay et aux artistes qu'il soutient. Les artistes ont réalisé une performance devant les yeux étonnés du public ; le tableau a été offert à la Ville de Saint-Vincent-de-Tyrosse à l'issue de cette journée.






Le 25ème Biltzar de Sare

Le 24 mars 2008








Odile Artéon et Valérie Bornand à l'honneur dans la Presse locale...







L'artiste Valérie Bornand à la Crypte Sainte Eugènie



Alors qu’elle s’employait à ses premières exécutions avec de la terre glaise, Valérie Bornand tenait à rester dans la tradition du volume et de la statuaire ; elle faisait ses gammes et poursuivait son analyse des formes classiques, prolongeant ainsi sa formation académique de l’Ecole des Beaux-Arts de Genève. Elle s’est ainsi promenée à travers les mouvements et les talents de son siècle et l’on peut déceler dans ses œuvres l’influence dominante de son compatriote suisse Alberto Giacometti, qui a persisté dans ses études en vue d’une œuvre lointaine qui n’est jamais venue. Après avoir puisé dans la multiplication des courants, elle prend conscience que des créatures amincies surgissent d’elle, hors de l’exercice de sa volonté. « Mes mains fonctionnent sous la seule dictée de mon inconscient. » Elle décide de se démarquer des influences du passé tout en reconnaissant sa dette à l’égard de ses aînés. Pour donner une orientation originale plus personnelle et rompre provisoirement avec les formes traditionnelles de la représentation humaine, elle se passionne pour le mouvement et porte sa plénitude de l’effort sur la gestualité. D’une forme, entité visible, elle cherche à en faire une force, entité perceptible. Sculpte-t-elle ou ausculte-t-elle ? Attitude bien naturelle, elle proclame sa solidarité avec Louise Bourgeois qui entendait non pas rechercher une image, non pas une idée, mais une émotion. Valérie commence à développer son idée de volumes anthropomorphes élémentaires, à les affiner, à les ronger, à les rendre essentiels, au point d’en laisser un goût d’inachevé, de non-définitif et, me glisse-t-elle en confidence avec une expression de tendresse, « avec les manques et les vides qui mettent en valeur la présence de la matière, j’atteins enfin à ma propre sculpture ; je reconnais mieux le fonctionnement de mon univers intérieur ». La voilà émancipée, en rupture avec les constructions habituelles du corps ; Valérie s’applique alors à introduire dans sa matière inerte des sensations et des sentiments et elle s’arrête sitôt « que l’œuvre se met en marche, qu’elle fonctionne…» Elle laisse des indices dans ses personnages et le spectateur peut en reconstituer le processus. Est-ce parce que ses mains travaillent que Valérie concentre toute sa sensibilité dans le contact, dans le tactile, dans les mains ? Ses mains parlent, ses mains marchent, ses mains - séparées de la tête, des membres et du corps - pensent. Dans une discipline plutôt fermée au genre féminin, Valérie, mélange subtil de lucidité et d’ingénuité, en révolte contre le rôle conventionnel assigné à la femme, trace son chemin et paraît aussi solide que ses personnages au point de réfuter le mot travail car, pour elle, créer est une vraie détente, un authentique bonheur. Valérie vit et travaille crée au Portugal, creuset de ses découvertes, de ses espérances, et probablement de ses amours, mais elle n’a rien voulu m’en dire.

Paul AZOULAY


L'artiste Odile Artéon à la Crypte Sainte Eugènie



Très jeune, Odile Artéon est attirée par la peinture et elle démontre, dès l’adolescence, d’énormes dispositions. Son travail, d’abord académique, s’éloigne peu à peu des sujets classiques ou primitifs, particulièrement à la faveur de ses voyages, en Italie, en Espagne, aux Etats-Unis et cet affranchissement ira jusqu’à la rupture. La mutation est alors complète et Odile, artiste indomptable, transgresse toutes les règles et rejette en bloc un passé qui ne lui convenait pas ; depuis, cette créatrice iconoclaste a pris ses distances avec le système. Pour remettre en question les valeurs traditionnelles et répondre à son souci de réconcilier l’abstraction et la figuration, elle a commencé par poser ses crayons, ses toiles, ses couleurs et ses pinceaux et elle n’utilise désormais pour peindre que ses doigts, son alchimie et sa sensibilité à fleur de peau.
Son art, indissociable de sa propre histoire accidentée, est une sorte de récit fantasmatique et autobiographique. Il fait état de ses connaissances mais il exprime aussi ses interrogations et, bien qu’elle s’en défende, ses aspirations secrètes, ses angoisses profondes, tout ce qui trouble son coeur.
Odile imagine des surfaces colorées dont le rayonnement enveloppe l’espace d’un halo de lumière pour nous rappeler que le Soleil règne sur l’ordre cosmique. Elle pose sur le métal ce qui se manifeste mentalement chez elle et que le spectateur voit avec ses sens : des disques et des disques, tous incandescents !
Car le Soleil a joué un rôle considérable dans sa vie ; elle en a pris plein les yeux, plein la peau, plein le cœur et un scotome scintillant est gravé à jamais dans sa mémoire rétinienne. Odile a entrepris de canoniser le Roi-Soleil qui fut, avec sa suite, son locataire à la Maison de l’Infante. Depuis, elle le regarde avec fascination, elle l’adore et, quoi de plus naturel, elle l’honore…
Alliant la rigueur des formes simples à la richesse de ses matériaux -l’or et l’argent - elle propose une fusion entre calligraphie et géométrie. Son écriture cursive, qui rappelle la noblesse du temps médiéval, exprime plus une intention plastique qu’une idée et elle reste plus symbolique que chargée de message. Elle joue non pas avec les mots mais avec le visuel des mots et l’or lui sert de somptueux décor. Ses œuvres forcent le respect et invitent à la contemplation, à la méditation ou à l’apprentissage spirituel, en reflétant la splendide harmonie du cosmos.

Prenez votre temps devant chaque œuvre, mobilisez votre intuition, interrogez-la, après quelques échanges un autre sens vous affleurera. Odile ne travaille pas sur le visible mais sur l’au-delà, « l’Esprit Vivant »…

Paul AZOULAY



La magnifique Crypte Sainte Eugènie
et les oeuvres des artistes
Odile Artéon et Valérie Bornand



Vernissage de Valérie Bornand et Odile Artéon à la Crypte Sainte Eugènie en présence de Paul Azoulay

Le 1er février 2008






Bernard Massé - Adjoint à la Culture de Bayonne,
Odile Artéon, Paul Azoulay,
Pierre Grenade - Adjoint à la culture de Biarritz
et Valérie Bornand



Paul Azoulay et Pierre Grenade